S37/ "Bodies break but thats not all that bodies do"
Lorsque cette sculpture est placée sur le corps, nous sommes confrontés au spectre de l'écotraumatisme et du deuil collectif face au poids des malheurs écologiques. Le matériau céramique fragile métaphorise la délicatesse des espaces naturels et de la forme humaine.
L'interaction entre les pièces de céramique et le corps du porteur évoque une relation symbiotique, l'interdépendance entre notre planète et nos vies. Telle une carapace protectrice, l'œuvre rappelle aussi les limites imposées par nos propres actions. En dégradant nos espaces naturels, nous menaçons involontairement notre existence même.

Symbole du besoin urgent de changement environnemental, cette sculpture portable est marquée par le corps qu'elle imite tout en limitant ses mouvements, manifestation physique des contraintes de notre impact sur la nature. Sans le corps, elle représente ce qui fut, tels des ossements ou des fragments de corail échoués.
Métaphore de la fragilité humaine, océanique et corallienne, elle nous rappelle qu'en protégeant les écosystèmes délicats qui nous soutiennent, nous préservons l'avenir de notre planète et le bien-être des générations futures.
La Carapace de Corail est une élégie corporelle poignante, une complainte portable confrontant aux conséquences de nos actes, tout en offrant l'espoir d'assumer notre rôle de gardiens de la Terre, de réparer les blessures infligées et de forger une coexistence durable et harmonieuse avec le monde naturel.