PH33/ "Chute Libre" 

Il n’est pas rare d’observer la privatisation du littoral libanais. L’accès à la mer nécessite de se frayer un chemin à travers les herbes et de sauter de rocher en rocher.
C’est ainsi que j’ai rencontré ces jeunes réfugiés syriens à Aamshit. Ils sont voisins, frères et amis, et se retrouvent régulièrement sur ces rochers en été.
Dans un contexte de crise socio-économique qui ne cesse de s’aggraver, l’avenir du pays est plongé dans l’incertitude. La jeunesse, désireuse de s’émanciper de cette situation, lutte désespérément.
Un saut depuis les hauteurs des rochers représente un espace temps, où seule la peur peut nous retenir.
C’est ici qu’ils se sentent le plus libres.
J’ai partagé avec eux une journée jusqu’au coucher du soleil. Il y avait les deux Mohammad, Tarek, Khaled, Ramy et Jaafar.