P54/ "La Feuret"
100 cm x 100 cm, châssis en bois de 5 cm d’épaisseur, Acryliques sur toile en coton, Ecadremement en caisse américaine 110 cm x 110 cm 

La démarche et l’écriture graphique du tableau réside en trois clefs de lecture;
La symbolique, le jeu d’échelle et la géométrie.
La boite d’allumettes, objet anonyme du quotidien, procure la satire de l’œuvre.
Protagoniste, elle représente le feu. Sa colorimétrie et la texture donnée à ces faces reprend les codes de la nature (l’écorce d’un arbre, le rouge volcanique des flames, le gris des cendres).
La forêt, indomptable et résiliente surgit de la boite.
Les personnages nus, bien plus petits que les autres objets de la toile ont pour but de pointer du doigt notre responsabilité ainsi que notre capacité à pouvoir changer les choses. Ici, le jeu d’échelle dénonce notre responsabilité dans un phénomène qui désormais nous dépasse.
Ces éléments, très figurés, racontent le tableau et laissent place à l’imaginaire.L’image est railleuse et la métaphore se veut parlante, « La Feuret » montre la flamme sans jamais la représenter.
La géométrie et la composition de la toile procure un visuel clair et figuré.
Chaque élément du tableau peut en être sortie mais c’est l’ensemble qui véhicule le message. La toile est un jeu de vides, de pleins et d’aplats et de nuances de qui viennent contraster la géométrie du tracé.
Le fond est travaillé avec du gesso appliqué avec un pinceau large et rigide, ce qui gomme le grain de la toile et texture par la suite le fond en une trame légère qui s’entrevoie à travers le dessin. La toile est composée de beaucoup de matière, elle est faite d’au moins cinq couches de peintures acrylique sur l’ensemble de la surface peinte. Cela s’explique par le travail en négatif qui permet à chaque couche de définir les contours afin d’obtenir un tracé net et donner profondeur et tactilité au tableau avec cet effet collage très graphique.