P4/ "YHI"

Je décris mon travail comme spontané, intuitif et impulsif. Je me lance directement sur le moyen d’expression en tête selon mes envies (ici, aquarelle et liner). Je suis passée par les croquis d’intention pour créer une composition florale séchée qui symboliserait le sexe féminin, une source de procréation. 

Ici, la sécheresse la tue et elle empêche donc le développement de la végétation et nuit aux besoins vitaux des êtres vivants. Je me laisse emporter par mon intuition durant mon processus créatif. Comme ici, le motif “all over” de terre sèche symbolise le manque de pluie qui détruit notre nature. Les couleurs fades me permettent d’exprimer cette idée d’assèchement. Je me suis inspirée de “Yhi”, la déesse de la création dans la mythologie aborigène “Le temps du rêve” où elle créa animaux, végétaux et l’homme. “Yhi” donna la vie ensuite à la femme avec la métamorphose d’une fleur. Celle-ci donna la main au premier homme sur terre. Ici, mon travail “Yhi” illustre la fin de vie d’une femme qui par manque de ressource d’eau, ne peut plus donner naissance. Mais le sexe féminin peut également représenter le noyau, le centre de la terre(ici, la femme). 

Dans ces 2 perceptions, l’idée de manque de ressources (les pluies) est primordiale et nous montre l’assèchement des terres, les dangers auxquels nous nous exposons, comme la disparition de notre nature. L’assèchement des terres qui impacte notre planète s'ancre de plus en plus en profondeur dans nos sols. Je l’ai représenté par les fissures qui se dirigent vers le noyau de notre terre. Je souhaite avec cette création faire prendre conscience que nous devons veiller à la protection de notre environnement.