P3/ "Les graines de la lumière"

Peindre des êtres vivants non-humains est intéressant et essentiel pour ouvrir un dialogue entre humain et être végétales . Ce dialogue redéfinit notre perception du vivant évoluant autour de nous. Les être à nos pieds peuvent être considérés comme des individus pouvant évoluer eux aussi dans un environnement. Il est donc nécessaire de réfléchir à l’impact humaine sur les
écosystèmes existants.

La peinture est réalisée sur une toile recyclée. Pour peindre ces graines, j’ai utilisé une vieille toile dénichée dans un magasin de déstockage. J'ai retiré la toile déjà présente sur le tableau puis je l'ai agrafé dans l'autre sens pour ajouter du gesso. Une démarche écologique était nécessaire même pour le choix du support. Sinon difficile de dénoncer les problèmes écologiques en parlant à travers une œuvre participant à sa destruction...

La sécheresse impacte déjà les habitants des outre-mer. Le manque d’eau se fait ressentir dans les rivières comme à la Rivière du Mât. Le débit est passé à 1848 l/sec alors que 8372 l/sec est selon l'office de l’eau une saison optimale. A Bras Panon, commune de l'île de la Réunion, des restrictions commencent à être appliquées. L’arrosage des espaces verts est interdit en  journée et le nettoyage de voiture ainsi que le remplissage des piscines sont complètement interdits. Ces signes alarmants de plus en plus fréquents montrent qu’il est urgent de réfléchir à notre utilisation quotidienne d’eau et de penser en tant qu' acteurs du bon équilibre de notre écosystème géant nommé Terre. Chaque être qui nous compose participe au bon fonctionnement de notre monde. Si les graines ne se dispersent plus et que nos plantes ne boivent plus d’eau alors que restera t-il des autres mammifères et insectes qui ont les mêmes besoins primaires que nous ?