S13/ "Le Temps est compté"
(Le briquet peut être vidé pour des raisons de sécurité)

Dans l’œuvre, une cage de taille humaine se dresse, remplie de charbon et de papier journal, maintenue en équilibre instable par un briquet. Cette installation captivante évoque une gamme de réactions chez le spectateur, engendrant le doute, l'inquiétude et même un sentiment d'impuissance.

Au cœur de cette œuvre réside une méditation sur la lutte contre les incendies, omniprésente dans notre société contemporaine. À travers cette représentation visuelle, je souhaite susciter une prise de conscience sur la fragilité de notre environnement face aux flammes dévorantes, mais aussi sur notre propre vulnérabilité en tant qu'individus. L'équilibre précaire de la cage chargée de combustibles interpelle le spectateur sur la notion du point de non-retour. Chaque instant semble être une lutte contre la possibilité imminente d'une catastrophe. Dans cette tension palpable se reflète notre anxiété collective face aux nouvelles alarmantes qui nous bombardent quotidiennement. Malgré notre connaissance accrue des catastrophes naturelles et des mesures de prévention, nous demeurons souvent impuissants devant la force dévastatrice du feu. L'œuvre explore cette dualité entre le sentiment de savoir et celui d'impuissance, entre la maîtrise et l'incertitude.

En contemplant cette cage en équilibre, le spectateur est confronté à ses propres peurs et à sa propre fragilité. L'angoisse monte à mesure que l'on imagine les conséquences potentielles d'une seule étincelle, tout en reconnaissant la beauté poétique et la puissance symbolique de cette représentation. 
Ainsi, l’œuvre aspire à susciter une réflexion profonde sur notre rapport à la nature, et à notre propre humanité. Elle nous invite à méditer sur notre capacité à prévenir les catastrophes.